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“Le refus du travail illégal est la source de l’opportunisme” Lenine
Réponse au camarade Callabuig
(En ligne sur le site PCF95 et sur le site de la gauche.communiste.org)
La contribution du secrétaire de la Fédération du Val d'Oise Bernard Callabuig, m'amène à réagir aujourd'hui dans le cadre de la préparation du 34ième congrès.
On trouve en effet dans ce texte tous les poncifs de la pensée et de la pratique des anciens ou toujours actuels apparatchiks du parti, qui l'ont conduit là où il est. Cette pensée c'est construite sur les 40 dernières années, où congrès après congrès, démontage après démontage, ils ont toujours affirmer se retrouver devant le même mur les empêchant de réaliser pleinement et totalement leur œuvre " réformatrice ". Ce discours très conforme à toutes les pratiques droitières de la politique, affirme que les seules forces de changement qui existent sont celles qui veulent remettre en cause le rapport des masses à la politique qui se caractérisent essentiellement par des " conservatismes ". La société française ne supporte pas la réforme, voilà la cause de tous nos maux. Une réforme que nos élites chercheraient à nous faire adopter, conscients eux seuls, des catastrophes qui se préparent si rien ne venait à bouger. Les dirigeants des partis " institutionnels " ne cherchant eux qu'à adapter des structures et des institutions obsolètes à la modernité du changement. Pour tous ces messieurs, c'est toujours la base qui bloque.
Pour Callabuig, la base du parti n'a jamais eu le courage d'aller assez loin dans la remise en cause de l'identité communiste. Il ne vient pas un seul instant à l'esprit de notre brillant responsable que c'est peut être la nature du changement que lui même et ses camarades veulent impulser qui ne convient pas à cette même base, et que, c'est peut-être parce qu'elle ne dispose ni des atouts conceptuels, ni des moyens matériels pour la contrebalancer, qu'elle se restreint à la freiner.
En effet, dire de cette réforme du parti, qu'elle ne nous convient pas, est un euphémisme. C'est pourquoi, tout comme celle que la bourgeoisie cherche sans arrêt à nous imposer, ils peuvent gentiment se la " carrer " ou je pense.
" Chacun a pu se rendre compte de l'omniprésence de la question sociale dans toute la campagne pour que cette affirmation ne fasse aucun doute. "
Et la question de la rupture révolutionnaire 'camarade' Callabuig, il ne te vient pas à l'esprit qu'elle ait pu aussi effleurer, la tête de nos chères masses 'blondes'.
Pourquoi camarade 'Callabuig' ne décèles- tu plus que des questions " sociales ", aujourd'hui, le problème ne provient-il pas de cela ? Es- tu capable de rompre avec ce discours prémâché qui consiste à répéter à l'envie les mêmes poncifs, dont tes 9 pages sont truffées. Discours du groupe dirigeant constituées des phrases toutes faites pour nous faire croire qu'il réfléchit alors qu'il ne cesse de poursuivre un seul objectif, la destruction de tout ce qui peut encore suivre dans ce malheureux parti d'aspiration à la rupture avec le capitalisme.
" elle ne se concrétise pas uniquement par le vote, elle se manifeste aussi et surtout par l'abstention "
Et si 'camarade' Callabuig, les masses ne faisaient plus confiance au système électoral pour porter leurs aspirations ? Cela ne t'est - il jamais, dans ta longue carrière de " professionnel " de la politique, venu à l'esprit ?
En voilà une de remise en cause, qui n'aurait rien avoir avec la 'réforme' à laquelle tu aspires, que ferais-tu et que proposerais -tu pour y faire face, camarade Callabuig ?
Rien, parce comme tous les opportunistes de droite, tu ne connais qu'une seule porte de sortie à la crise de civilisation que nous connaissons, la porte de droite. La porte de la délégation de pouvoir, la porte de l'électoralisme bêlant. Celle qui ne cesse de pleurnicher sur l'absence de " gauche " dans ce pays, oubliant que l'idée de " gauche " n'est jamais que le résultat d'un crétinisme parlementaire qui a tout envahi.
" L'installation du bipartisme.
Incontestablement le Parti socialiste est le principal bénéficiaire de l'échec de la droite ".
Es-tu si sûr 'camarade' Callabuig que le P.S d'aujourd'hui soit si victorieux qu'il y paraît ?
Aveuglé par ton électoralisme, tu prends l'écume des résultats électoraux, pour la capacité politique d'une formation institutionnelle à forger une perspective d'avenir pour conduire notre peuple à sa libération. Ce même aveuglement te conduis d'ailleurs à ne réfléchir qu'à travers le prisme des élections pour analyser la situation de l'actuel parti communiste et envisager son devenir : si le parti obtient des voix, c'est qu'il a raison, s'il en perd, c'est qu'il a tort !
Pourquoi envisager la fusion avec d'autres, " parce que l'on remontra électoralement ", pourquoi ne pas resté seul ? " parce qu'aujourd'hui nous risquons la marginalisation électorale ", voilà la seule perspective que toi et le groupe dirigeant laissez aux militants communistes. Faire du chiffre, voilà la perspective. Ce raisonnement est typique de la dérive droitière du post-stalinisme. Votre avenir vous ne l'envisagez que dans la transformation vers un néosocial-démocratisme, une U.S.P.D à rebours. Le pire est que tu te crois original, alors que tu ne fais que suivre le même chemin des polonais et hongrois, des allemands de l'est et de feu le P.C.I, le même chemin que ton ex- petit camarade Carillo.
Même ta déstalinisation est stalinienne.
" Notre 34ème congrès sera celui de la dernière chance pour le Parti communiste.
Soit les communistes se donneront les moyens de mener un débat libre, franc et rigoureux les mettant en capacité de défricher des voies nouvelles et, par-là même, de sortir leur parti de l'ornière dans laquelle il s'est enfoncé, soit le Parti communiste disparaîtra définitivement des consciences, donc de la vie politique, comme ont disparu la plupart des autres partis communistes. "
Comme tous les dirigeants qui ont conduit les P.C, à leur liquidation, tu veux même t'offrir le luxe d'avoir la " liberté " pour toi. Si tu étais seulement marxiste, tu comprendrais que pour la base communiste, cette liberté dont tu te targues, n'existe pas. Ce qui conduit la vie de nombreux militants, comme des millions de salariés, leurs congénères, ce n'est pas la liberté, mais la nécessité. Il ne sont pas communistes comme on est spiritualiste, agnostique, voir même " laïcs ", à la fin d'une belle dissertation de philosophie, pesant le pour et le contre, afin d'en contrôler la synthèse. Ils le sont parce que leur conditions d'existences les y poussent.
Peut-être apercevras tu là un début d'explication, à votre positionnement à toi et tes petits camarades. L'impérialisme parvenu au stade de la mondialisation, engendre dans les pays capitalistes dominants, un salariat de plus en plus parasitaire vis à vis du processus mondial de production. Un salariat qui n'a pas conscience de la place exacte qu'il occupe dans la Division International du Travail. Que ce salariat juge les formes antérieures de fractionnement de la main d'œuvre comme obsolète et archaïque au regard d'une multiplication des activités de services au sein des pays du centre impérialiste, c'est son " droit ", plus exactement c'est ses " illusions ", mais que toi et tes petits camarades prétendiez nous faire le coup de la " modernisation " en nous jouant un retour du refoulé avec une " déléninisation " après l'opération " démarxisation " de la " social-démocratie ", ne traduit que le glissement à droite d'une partie de ce salariat dont vous vous contentez d'être les idéologues.
" Chacun sait que cette dernière hypothèse n'est pas du domaine de l'invraisemblable.
La disparition du Parti communiste, sans que rien ne le remplace, laisserait le champ libre à la recomposition politique à droite, à la mise en place d'un système politique caractérisé par le bipartisme. Partout où existe un tel système, il n'y a plus d'espace pour les forces de la transformation sociale, elles sont irrémédiablement condamnées à une marginalité définitive. " (Callabuig)
L'histoire a développé bien des formes de résistances sociales, autres que celles de l'expression électorale. Fais nous confiance, nous continuerons de nous battre, par contre, toi et tes petits camarades, je ne suis pas si sur que vous aillez envie de le faire. Tout allait bien quand il s'agissait de vous retrouvez bien au chaud sous les lambris d'une assemblée ou d'un conseil municipal, mais de là à connaître une traversée du désert !
" Un outil aussi performant que le fut le Parti communiste, dans une grande partie du 20ème siècle, en contribuant à la politisation de la société et, plus particulièrement, de la classe ouvrière jusqu'à permettre à un certain nombre d'entre eux d'accéder à des fonctions électives, dirigeantes et à se confronter d'égal à égal avec la bourgeoisie sur un terrain qui lui était jusqu'alors réservé, celui de la politique.
Un outil populaire et aussi efficace que le fut notre parti lorsqu'il contribua à écrire les plus belles pages démocratiques et sociales de notre histoire. "( Callabuig)
Enfin ! enfin, on voit pleinement se développer les effets sociaux-démocrates de ta pensée.
Ainsi donc, le bilan positif de l'histoire du P.C.F, c'est d'avoir poser l'existence de la classe ouvrière dans une situation de face à face avec la bourgeoisie, d'égal à égal, le plus triste dans ces propos c'est que tu ne te rends même pas compte de ce que tu affirmes. En effet et si l'échec du parti venait justement de cette volonté. Cette volonté consistant à poser la classe ouvrière en un rapport en " miroir " à la bourgeoisie. C'est à dire dans une situation la rendant incapable de se distancier de celle-ci ;de la subvertir, de la détruire. Oui 'camarade' alors que dans la suite de ton article, tu proclames haut et fort ta volonté de rompre avec ce " socialisme " qui aurait tant fait pour corrompre le communisme, un communisme " sèvien " n'attendant que la révolution copernicienne de notre redoutable philosophe, pour se diriger, vers les chemins radieux de " l'abolition de l'état de chose existant ", tu te révèles complètement gangrené par le tribunisme social-démocrate, le jauressisme intégrationniste, dont on peut dire en effet que comme Lassalle, comme Bernstein, comme Kautski, leur plus belle réussite est d'avoir " intégrer ", intégrer " d'égale à égale ", dans le jeu de la démocratie bourgeoise une fraction de la classe ouvrière. Tu sais comment Lénine les appelaient : des " opportunistes- révisionnistes ", tu sais quelle fraction sociale de classe ils représentaient : l'aristocratie ouvrière.
Les générations futures disposeront-elle demain d'un outil les rendant aptes à conquérir de nouvelles avancées sociales ? Allons-nous y contribuer ou allons-nous laisser l'espace vacant à gauche, pendant que le paysage politique se recompose à droite.
Une " novation profonde " suffira-t-elle pour ambitionner à redevenir " Un grand parti moderne, populaire et rassembleur " pour reprendre une des formules de l'Assemblée extraordinaire ?
- Qu'est-ce qui te fais peur 'camarade' Gallabuig dans l'idée de laisser un espace vacant sur ta " gauche ", ce sentiment de ne pas pouvoir contrôler ? Contrôler qui ? Les masses ? C'est çà la représentation que tu te fais de la politique ? Méfions- nous de notre gauche ?
Tu as raison 'camarade' Callabuig, il faut se méfier de sa gauche, car la suite de ton article ne me conduit pas à lâcher le morceau.
" Pour qu'une telle affirmation soit crédible, il faut préciser de quelle novation il s'agit. Car, qu'avons-nous fait d'autre ces 30 dernières années ? Du 22ème congrès (1976) à la Mutation, (1994-2000), le Parti communiste a évolué en interne. Il a modifié son fonctionnement, ébauché un travail théorique sur la conception de la transformation sociale, revu son programme, revisité la visée communiste à plusieurs congrès. Certes, il y a eu souvent des hésitations, parfois même des blocages, voire des erreurs. Mais globalement, nul ne peut dire que le Parti d'aujourd'hui est comparable, dans son fonctionnement, à celui des années 70.
Sur le plan stratégique, depuis la fin du Programme commun, nous avons expérimenté le " nouveau rassemblement populaire majoritaire " 25ème congrès (1985), " le pacte unitaire pour le progrès " (1994), la " gauche plurielle " (1997), " le rassemblement antilibéral " (2003).
N'est - il pas temps de se poser franchement la question, de savoir si la matrice bolchevique, dont nous sommes issus et qui a favorisé la forme prise par le communisme au 20ème siècle, n'est pas arrivée en réalité, au terme de son développement, de sa " force propulsive " ? Si la réponse à cette question est " oui ", " une profonde novation " ne suffira pas à nous remettre au centre de la vie politique. " Callabuig
Victoire, j'en tiens un, un " bienheureux " du 22ième congrès, un de ceux, qui n'ont pas lâcher l'affaire. après la dictature du prolétariat ce fût l'abandon du socialisme, l'abandon du marxisme-léninisme, l'abandon du … je ne sais plus.
Pardonnez-moi, camarades, qui allez me lire, il faut que je vous avoue que j'ai sauté des épisodes, en effet, alors qu'un certain nombre d'entre vous continuait de lire cette passionnante bande dessinée intitulée :
" Par ordre de la direction, après validation du congrès, nous abandonnons :… "
J'ai décidé pendant d'aller voir ailleurs s'il n'existait pas un véritable parti communiste qui m'aurait échappé.
Malheureusement, je ne l'ai pas trouvé. J'ai croisé beaucoup de groupuscules tous issus du parti qui me disaient " tu vas voir ce que tu vas voir ! " Le héros finissait toujours en pantalonnade. J'ai ainsi assister à " l'apparition -disparition " d'une convergence communiste animé par le camarade Guy Bois, aux aventures d'Henri Fizbin dans un remake de la traversée de Paris, à l'ultime tours de taxi de Charles Fiterman, à la mise en œuvre d'une perspective plus verte que rouge des Happo et Groucho du parti, les susnommés LLabrès et Wasserman ,sans parler de l'homme à la cassette vidéo, qui m'aura permis de découvrir l'espace d'une campagne le P.L.M Saint Jacques, le beau Pierrot, alias Juquin. etc..
Pendant ce temps, là Jurquet se faisait faire un enfant dans le dos, par des espions kroutchéviens infiltrés dans le P.C M.LF, Les Lyonnais du P.C.R. (ml) finissaient en saucissonnade, les partisans du médecin aux pieds -nus du haut du boulevard Saint Michel, se retrouvait franchement à poil (laineux, à…), les Pablistes de l'A.M.R s'autodissolvaient. Ce qui prouve bien, que " Les pablistes ne sont rien que des agents du Guépéou et de la CIA, comme Stéphane Just et Charles Berg ! " dixit le camarade Lambert.
Je sais ce que tu vas dire 'camarade' Callabuig, " ce type là est malade, complètement malade ! Comment voulez vous qu'on ait un congrès 'tranquilloux' qui expédie la liquidation du parti en 5/7, Si un gars comme ça peut accéder à la tribune ! "
Rassures toi on ne m'a jamais laissé dépassé les réunions de sections. !
Il y eu aussi, ce triste après midi frileux de Viroflay où nous nous retrouvâmes une quinzaine
autour du cercueil de Louis, il y avait là entre autre, Elisabeth ( Roudinesco), Etienne (Balibar), il faisait froid, Roland (Leroy) avait enfilé sa fameuse veste de cuir (celle qui lui a toujours donné l'air irrésistible auprès de ces dames), il a été " très bien ", au nom de la direction il a fait un beau discours, un de ceux qui m'a toujours donné envie de lui foutre ma main sur la gueule ( Tu connais ça toi 'camarade' Callabuig, ce sentiment qui monte en nous dans les réunions du parti, quand un type de qualité est utilisé à saboter les aspirations légitimes des présents), non je dois dire que vraiment, dans le style faux " derch' ", il a été magnifique. Le parti aimais Louis, le parti l'avait toujours aimé, même s'il y avait eu un contentieux, aujourd'hui face à cette tombe, seule la grandeur de l'homme subsistait. On s'est tous regardé, on en aurait presque pleuré s'il n'avait pas fait si froid.
Callabuig, songeur :
" Mais qu'est-ce qu'il me fait chier avec ses conneries ! ? Quel rapport avec mon article ! ? "
Aucun, simplement, le plaisir de prendre mon temps, je suis bien obligé moi de me taper ta prose 'camarade' Callabuig, il me semble normal que tu supportes la mienne et puis surtout dans ton article resurgit les vieux règlements de compte qui montre " histoire terminée, histoire interminable " qu'il y a entre nous, vous la droite du parti et nous la gauche, tout un passé qui ne passe décidément pas. Par exemple ce sentiment de dégoût vis à vis de cette bouillie idéologique que vous vous êtes constituée, cette question de l'humanisme mou, cette prétention de votre part à régler définitivement la question de la révolution socialiste (que vous réduisez au 'grand soir' dans de pseudos explications qui ne satisfont que vous) au nom de la défense des 'droits humains'.
" Nous avons cultivé une conception étriquée du communisme, qui a pris à contre-pied le Manifeste de 1848 : " Le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous " s'est transformé en son contraire : l'affranchissement de la masse devient la condition de l'affranchissement de l'individu. La conséquence de ce mécanisme transformera de fait la promesse humaniste de Marx en un " anti-humanisme. "
Le communisme n'est plus le " mouvement réel qui abolit l'ordre actuel des choses " (dans un mouvement sans cesse renouvelé), il est la fin de l'histoire, l'idéal sur lequel la société doit se régler. Le rêve du communisme ainsi conçu devenant vite inaccessible, il devient évident qu'une étape transitoire s'impose : le " socialisme ". Et ce socialisme ne pouvait être imaginé pour l'ensemble du mouvement communiste autrement qu'en adhérant aux principes sur lesquels il se construisait en Union Soviétique. " Callabuig
" Le libre développement de chacun est la libre condition du développement de tous ",
Le crois-tu vraiment 'camarade' Callabuig ? Si Bouygues veut sans foutre plein les poches je dois le laisser faire ? Si les fondamentalistes sionistes colonisent la Palestine au nom de l'occupation historique des lieux saints, qui seuls leurs permettent la communication directe avec Dieu, je dois les laisser faire ? etc…
Ce n'est pas pour rien que toi et tes petits camarades, vous vous référez sans arrêt aux œuvres de jeunesse de Marx, aux marques inachevées d'une pensée qui se cherche. Elles sont le lieu de concentration de toute la pensée utopique pré marxiste, avec lesquelles il n'a pas encore rompu. Elles constituent pour vous l'usine à fantasmes, dans lesquels vous pouvez allègrement piocher suivant votre fantaisie, pour construire une pensée opiacée ou vous pouvez anesthésier, toutes les tentatives de remettre en cause votre pouvoir d'apparatchiks, qui lui, par contre, est bien concret.
Effectivement, le communisme auquel j'aspire est réel, effectivement il constitue bien une fin de l'Histoire : l'histoire de la luttes des classes. Et je t'accuse toi Callabuig, en cherchant à masquer cette nécessité, par la création permanente d'une usine à gaz :
" Le mouvement réel qui abolit l'ordre actuel des choses "
Phrase qui ne vient rien dire, sinon qu'elle fait référence à la dimension dialectique de la réalité, ce que personne ne nie pratiquement, puisque aussi bien la bourgeoisie que le fascisme, aspire à la domination pour abolir un ordre qui ne leur est pas par essence favorable.
Oui, toi et tes petits camarades en entretenant, ces discours fumeux à base de citations extraites d'une œuvre de jeunesse de Marx, je vous accuse de tout faire pour détourner les masses de la nécessité de la révolution socialiste.
Voilà pourquoi, nous les althussériens, vous nous trouverez toujours sur votre route, pour au nom de l'anti-humanisme théorique, vous empêcher de poursuivre votre œuvre réelle de destruction de la pensée et de l'action communiste.
Qui, ces dernières années a multipliée " les étapes nécessaires " comme tu dis, sinon le groupe dirigeant, du parti. Du socialisme inatteigniable, à la démocratie avancée de Thorez- Rochet en passant par le programme commun de Marchais, pour aboutir à … à….
à quoi d'ailleurs 'camarade' Callabuig ?
Comment va t on au communisme dans la bouillie idéologique que toi et tes camarades produisez ?
Ah si, mais bien sur ! ! ? Vous ne le saviez pas, mais le communisme est déjà là ! ! ?
Plus besoin de faire la révolution, plus besoin de s'attaquer à la propriété des moyens de production, plus besoin de s 'emmerder avec cet affreux socialisme dont on arrive pas à se débarrasser. Le communisme " c'est l'abolition de l'état de chose existant " suffisait
d'y penser ! ! !
Hier n'est pas aujourd'hui, qui n'est pas demain, c'est du communisme ! La main de ma sœur dans la culotte d'un zouave, alors que jusque là elle s'était abstenue, non seulement c'est du communisme, mais c'est du communisme " féministe ", puisqu'enfin elle prend l'affaire en main !
Combien de temps encore 'camarade' Callabuig toi et tes petits camarades allez continuer à nous prendre pour des cons !
Je suis certain que tu te réjouis déjà, tu te dis " continuons, continuons, ils sont entrain de péter un câble et leur véritable nature anti-humaniste, c'est à dire véritablement stalinienne va ressortir !
Voyez, par exemple comme sur le Tibet, ils réagissent, il ne voit pas que ces moines, 'tout de douceur' construits, qui en situation de lévitation au sein de leurs temples ne feraient pas de mal à une mouche, dégagent une pensée suffisamment puissante, pour que… passant par là… vacants à leurs occupations…. de bons et simples paysans, reçoivent " l'Inspiration ".
D'abord, ils ne font rien que de se traîner parterre face aux temples, en quoi ça les gêne ces staliniens zélés, que le peuple se traîne parterre face aux temples !
C'est un moyen pas plus con qu'un autre de nettoyer trottoirs et routes !
Ensuite, c'est vrai, et on ne sait vraiment pas pourquoi ! ! ?
Ils se ruent sur le premier commerçant chinois venu !
Mais enfin quelle idée, quand on est commerçant chinois, d'aller s'installer au Tibet !
C'est aussi con que de se faire construire une villa au Cap Corse !
Si j'étais chinois, je saurais me contenter du pâté de maisons que les français mon généreusement octroyer entre le boulevard Masséna, l'avenue d'Ivry et la porte de Choisy !
D'abord, les staliniens ne peuvent pas le nier, les chinois génocident culturellement les Tibétains ! Comment ?
Tout simplement en ayant résolu la question de l'analphabétisme.
En effet avant un tibétain qui pensait, pensait le 'vide' (ce qui réjouissait et réjouit encore, les amis du Mandala),
il pouvait se dire : " comment faire pour abolir l'état de chose existant ? "
" Je suis serf, mes grands parents étaient serfs, mon père était serf ; mes enfants seront serfs. Seigneur de mes ressources, Maître de mon esprit, oh moine !
Comment faire pour abolir l'état de chose existant ? "
et le bon moine de répondre :
" fait le vide en toi, lévite, mais surtout en ressortant remets tes sandales et fonce aux champs me chercher à manger, car ici on commence à avoir les crocs et tu sais que je ne peux pas bouger ! "
Aujourd'hui, le Tibétain stalinisé par un des taux de croissance les plus forts de toutes les provinces de Chine se dit :
" Putain, non seulement j'ai plus le temps de léviter, mais où vais-je coucher, les milliers de touristes, qui se pointent et qui veulent du tibétain en lamaserie, pour déclencher le flash du dernier numérique qu'on vient de leur fabriquer, à l'usine d'à côté ! "
Le bobo frangin du français qui se refait Katmandou tous les étés dans l'ancien château ardéchois transformé en monastère après avoir été un court moment phalanstère, c'est vrai qu'il ne paie pas le prix maximum, pour se retrouver dans des tours style Chicago ou tours du 13ième. Ce qu'il veut c'est la maison de terre cuite avec 6 mômes par pièces où l'on vit au milieu des poules et des yacks. Il veut pouvoir dire à son voisin de pallier :
" Pendant que vous reviviez un remake de " Camping " à la Dune du Pilat, moi monsieur, je vivais l'aventure dans un endroit incroyable, où on m'a même fait voir où le Grand Lama
(Pas Serge, mais l'autre) avait posé sa tête pour dormir, dans la pièce unique où lui et ses frérots ils ont été élevés, l'écuelle dans laquelle il a mangé, le bonheur quoi, rien que du bonheur !
C'est tout cela qu'avec leur modernité de merde les chinois veulent changés !
Qui va me remboursé mon traïking avec Nouvelle Frontière, si je ne peux plus mitraillé le tibétain, se traînant à terre devant les monastères !
Que vais-je raconté à mon groupe thérapeutique adepte de la médecine douce, si je ne peux témoigner que la littérature de bazar du rayon Psy and Pol de la FNAC, alias " Nature et Découverte ", n'est pas matériellement démontrée par le sourire extatique d'un enfant tibétain méditant la phrase célèbre :" Ne serf que si l'encens s'use "
Et la littérature tibétaine qui va la comprendre si le tibétain moyen, parle non seulement sa langue, mais en plus le chinois ? car elle est célèbre la littérature tibétaine, surtout celle d'avant l'arrivée des chinois ! "
Le PCF est-il réformable ?
" Tout cela pose une question : le Parti communiste peut-il aujourd'hui se réformer ? Existe-t-il un seul Parti communiste issu de la matrice de la 3ème Internationale qui ait réussi à se réformer " (Callabuig)
Un P.C, je ne sais pas, mes des dirigeants comme toi, c'est sûr, ça paraît peu probable.
Je ne m'étendrais pas sur la suite de ton article, qui te voit développer un subtil distinguo au sein de la mouvance de droite, entre ceux qui emportés par leur désir de créer vite, fait bien fait un P.S.U (bis), jettent déjà le bébé par-dessus bord et ceux plus fin ou plus tenus par la gamelle, qui freinent des quatre fers, pour ne pas laisser derrière eux quelques casemates bolcheviks à la mitrailleuse vengeresse. Je vous reconnais au moins une qualité c'est de penser " stratégie ", si seulement pendant toute ces années vous aviez développé la même ardeur à rechercher les voies de la rupture révolutionnaire, vous pourriez à mes yeux mériter quelques considérations dans votre appel au séppuku collectif. Mais n'est pas Mishima qui veut, et votre pantalonnade tient beaucoup plus d'une " Une " d'Hara-kiri dont le professeur Choron avait le secret et pour laquelle vous avez décider d'applique sa devise :
" Puisque nous ne pouvons nous offrir le communisme, pillons- le ! ".
3 petits extraits on cependant attirer mon attention :
Maurice Thorez dans une déclaration donnée au journal anglais, disait : " Les progrès de la démocratie à travers le monde, en dépit de rares exceptions qui confirment la règle, permettent d'envisager pour la marche au socialisme d'autres chemins que celui suivi par les communistes russes. " (Callabuig)
Nous avons précisément montré (dans une série d'articles parus dans la revue théorique de la Gauche Communiste du P.C.F) que cette interview est un des moment précis où la bascule vers le social-démocratisme s'opère au sein du P.C.F. Mais à la différence de toi, camarade Callabuig à aucun moment nous ne croyons qu'une telle bascule c'est faite au dépend du groupe dirigeant soviétique. Tout au contraire, nous laisse penser que c'est avec son accord que cette opération s'est réalisée, dans le cadre d'une acceptation du partage du monde de l'après Yalta. Staline, qui n'a jamais été qu'un révolutionnaire étatiste, à fait accepter par les dirigeants communistes occidentaux qu'il n'était plus question de conduire des expériences révolutionnaires en occident. Il n'a pas eu beaucoup à les forcer, la majorité était d'accord avec cette thèse depuis longtemps, même s'ils n'avaient pas encore le courage de le déclarer ouvertement aux membres du parti. Le " démocratisme " de Thorez, dont Marty ,Tillon, Kriegel Valrimont, Guingouin, on en passe et des meilleurs, ont pu tester toute la fine subtilité, n'est qu'un cache nez d'un revirement programmatique beaucoup plus profond, avalisé tant par le groupe dirigeant français que par les russes. Ce n'est pas krouchtchev qui introduit le réformisme et le révisionnisme dans le marxisme, contrairement à ce qu'affirment les maoïstes, c'est Staline. Khrouchtchev, n'est que le Robert Hue d'un Marchais qui aura fait l'essentiel du travail de destruction de la doctrine communiste au moment du 22ième congrès.
Tout en leur vendant la domination sociale-démocrate (la seule acceptable par le capital) comme le meilleur moyen d'arriver au paradis, dans le respect de la "démocratie " (i.e. : de l'électoralisme)
C'est pourquoi il reste aux yeux de nombreux militants nostalgiques de l'expression française du stagnationisme " post-stalinien ", comme une victime, plus que comme un responsable.
La nostalgie du " marchaisisme " est à placer à la hauteur de la nostalgie du brejnévisme en U.R.S.S, la période 70-80, qui voit les masses de L'Ouest comme de l'Est accéder à la consommation de masse, après les années de restrictions mais aussi de forte luttes sociales des années 50-60. C'est un moment où tout paraît plus facile, alors qu'il annonce la reprise en main par les forces de la réaction. Et c'est à ce moment précis, que le mouvement communiste européen se voit chapeauter par des hommes qui ne seront jamais à la hauteur des tâches à entreprendre. On aurait voulu saboter le Mouvement Communiste International qu'on ne s'y serait pas pris autrement. Heureusement pour eux, la jeunesse vibrait pour l'Amérique Latine et l'Asie, cela à donné à notre " gauche " de " réforme " le bol d'air " utopique " dont elle avait besoin pour ne pas sombrer dès cette période corps et biens.
Au " Une seule solution la révolution !" a pu répondre le " Un seul chemin le programme commun ! " d'autant plus pris au sérieux, que besoins à satisfaire et technocratisme d'une gauche de gestion, semblaient se réconcilier dans une phase d'expansion, qui lui ouvrait toute grande les portes d'un partage du pouvoir avec le capital. La récession revenue, dans un Juglar dont le marxisme à le secret, le capital a renvoyé tout le monde faire joujoux dans l'opposition.
Staline affirme que l'Humanité passe obligatoirement par cinq stades : communisme primitif, esclavage antique, féodalisme, capitalisme, socialisme (Joseph Staline, Matérialisme dialectique et matérialisme historique, Ed. sociale, 1959) Callabuig
Ce n'est pas Staline qui dit que l'humanité passe obligatoirement par 5 " stades ", c'est Marx et c'est l'histoire qui l'a démontré ! Car le mode de production asiatique (Egypte et Chine) il ne s'est révélé in fine qu'un épiphénomène historique qui a rejoint pleinement, le capitalisme développé. Que reste t'il de ce " mode " de production, rien !
Quand au " socialisme " effectivement puisque toi, oh ! mon " dirigeant " et tes petits camarades n'avez pas été capables de l'instaurer, la France n'y a jamais goûté !
C'est pourquoi face à sa crise qui vous à totalement surpris et comme dans tout bon vaudeville, il n'est de fin comique qui ne respecte l'adage " puisque ces choses nous dépassent feignons de les organiser ! " vous voilà déjà entrain de théoriser sur la fin du socialisme, par un communisme qui serait déjà là.
Ah ! le socialisme utopique, quel beau rêve, quelle belle littérature il nous a laissé ! Si seulement les militants voulaient relire Fourrier et ses " phalanstères ", Rousseau et son " Emile ", Moore et son " Utopie ", passer leur vie à la section devenue la " Maison Commune " comme tout bon catholique la passe à l'église en attendant le paradis réalisé. Vous pourriez pour finir, les accompagner dans leurs derniers instants en leur relisant Boèce et la " consolation du philosophe ", car il n'est de bons militants qui ne se quittent, après avoir régler les deniers du culte permettant à la hiérarchie catholique ou communiste (rayer la mention inutile) de se reproduire. C'est vrai quoi, c'est épuisant de produire de l'utopie, sa mérite bien un petit salaire de permanent.
J'attends avec beaucoup d'impatience comment toi et tes petits camarades, vous comptez implanter le communisme en sautant par dessus le socialisme, sans vous en prendre à la nature capitaliste des moyens de production ! On va rigoler !
Pierre Martin (Mai 2008)
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