Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer
Sed diem nonummy nibh euismod tincidunt
St lacreet dolore magna aliguam
Ut wisis enim ad minim veniam
quis nostrud exerci tution ullam corper suscipit lobortis
nisi ut aliquip ex ea commodo consequat
Español
English
Français
Nederlands
Italiano
Deutsch
Lorem
Ipsum
Dolor
Sit
Amet
[./04alhomepag.html]
[./page_2pag.html]

Processus révolutionnaire ou réformisme Dans l'ensemble des combats qui animent les salariés nous devons étudier ce que sont ces combats et les acquis de ceux-ci (de quels natures sont-ils) ? En effet certains acquis sont de natures révolutionnaires lorsque le capital est amputé durablement de ses prérogatives ; les autres victoires peuvent être de nature réformistes lorsqu'il s'agit notamment d'arracher des conditions de vie ou de salaires meilleurs, qui dès que la pression des travailleurs retombera, permettra au capital de remettre ces acquis en question. Depuis la montée en puissance du capitalisme (au 19° siècle), et des réactions qu'il entraine face a son caractère non réformable d'accaparement du produit du travail toujours insatisfait, (produire plus, toujours plus et rémunérer le moins possible toutes les formes de travail, manuel ou intellectuel) qui se traduit aujourd'hui par le " travaillez plus “de Sarkozy Face à ce capitalisme les travailleurs réagissent périodiquement et proclament leurs revendications immédiates ; mais seuls les grands mouvements sociaux ont réussis à entamer les bases de la suprématie du capital, par exemples 1936, 45, 68. Et précédemment par l'obtention des journées de travail maximales des 10 heures puis des 8 heures, les combats pour le premier Mai rémunéré, etc. Déjà en 1848 les travailleurs se sont fait duper en acceptant comme une victoire l'établissement du suffrage universel. K. Marx s'est exprimé très justement sur ce phénomène d'acquis réformistes dans son analyse sur la révolution de 48 citons le : " seule la défaite le convainquit (le prolétariat) que la plus infime amélioration de sa situation reste une utopie au sein de la république bourgeoise " ; plus tard en 1869 il écrira encore sur cette révolution " Si la classe ouvrière lâchait pieds dans son conflit quotidien avec le capital, elle se priverait certainement elle-même de la possibilité d'entreprendre tel ou tel mouvement de plus grande ampleur. En même temps, tout a fait en dehors de l'asservissement général qu'implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s'exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne ; ils ne doivent pas oublier qu'ils lutent contre les effets et non contre les causes de ces effets…Il faut qu'ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d'ordre un salaire équitable pour une journée de travail équitable ils doivent inscrire sur leurs drapeaux le mot d'ordre révolutionnaire " abolition du salariat " Par la suite Lénine s'exprimera également sur le sujet: " Une réforme diffère d'une révolution par le fait que la classe des oppresseurs reste au pouvoir et réprime le soulèvement des opprimés au moyen de concessions acceptables pour les oppresseurs, sans que leur pouvoir soit détruit. Sans lutte de classe, donc pas de réforme et aucune réforme ne peut être définitivement acquise si elle n'est pas soutenue par des méthodes révolutionnaires de lutte des masses " A chaque conflits se sont toujours posés les mêmes problèmes (se satisfaire ou non des avancées sur les revendications immédiates, ou continuer la lutte pour rogner sur les lois du capitalisme en attaquant principalement les droits de propriété des moyens de productions et d'échanges). Je veux souligner que le fait de se référer a des écrits de ces penseurs, n'est pas de nature a obéir a une église,(comme certains communistes le suggèrent lorsque l'on se réfère à Marx) mais utiliser la philosophie marxiste pour analyser le monde capitaliste dans lequel nous vivons, c' est vital pour le mouvement d'émancipation humaine dans sa quête pour se libérer de la dictature de la bourgeoisie capitaliste. D'ailleurs que je sache, a ce jour : - Où l'on réagit en marxiste (en l'adaptant à l'évolution du monde et en analysant les acquis et les erreurs du passé). -Ou l'on traite les apports de Marx et Engels par-dessus la jambe jusqu'à se rallier à l'idéologie dominante ce qui est une des tendances des directions du PCF depuis plusieurs décennies. Historique du mouvement réformiste. Deux grands axes du révisionnisme et du réformisme, sont incarnés par Ed. Bernstein et la tendance de K. Kautsky, ils constituent l'essentiel des positions anti marxistes actuelles. Bernstein : (1850/1932). Lance le débat sur la révision du marxisme dès la fin des années 1890. Débat nommé Bernseinebatte. Ses articles furent alors traduits en français. Le contenu de sa théorie est l'abandon du marxisme (nota) pour ce qui fut appelé les théories de la catastrophe, A son avis, au vu de l'évolution du capitalisme, au lieu de mener à la déroute du système par la chute incessante du taux de profit, ce capitalisme accroitrait la socialisation des richesses ! Il suggérait alors qu'il n'y avait pas lieu de compter sur une issue révolutionnaire donc il prônait que le mouvement socialiste s'engage sur la voie réformiste en comptant sur les progrès graduels apportés par l'action parlementariste accompagnée par l'action syndicale. Karl Kautsky : (1854/1938). C'est un homme politique et théoricien marxiste allemand, né à Prague le 16 octobre 1854 et mort à Amsterdam le 17 octobre 1938. Acquis au socialisme durant ses années d'études, il entre en contact avec Karl Marx et Friedrich Engels. Il devient rapidement le secrétaire d'Engels, dont il sera un des exécuteurs testamentaires. Cette proximité avec les fondateurs du marxisme en fait un gardien du dogme rigoureux, attaché à lutter aussi bien contre les dérives qu'il juge droitières, comme le révisionnisme d'Eduard Bernstein, que celles qu'il juge gauchistes, comme le bolchevisme de Lénine. Il est aussi un dirigeant important de la social-démocratie allemande (SPD). En 1881, il fonde à Stuttgart la revue Die Neue Zeit (Le Temps nouveau) qui dure jusqu'en 1917. Le Congrès d'Erfurt le voit lutter avec force contre Bernstein. En 1900, le Congrès de Paris de la 2° Internationale ouvrière condamne à son instigation la participation socialiste à des gouvernements bourgeois. En 1914, il s'aligne sur la position du SPD qui vote les crédits de guerre. En France il sera suivi par le parti socialiste ce qui en 1920 mènera à la scission au congrès de Tour et la formation du PCF En avril 1917, il participe à la fondation du Parti social-démocrate indépendant (USPD) avec notamment Hugo Haase, Georg Ledebour, ainsi que les spartakistes. En 1920, avec la minorité de l'USPD, il rejoint le SPD. Mais les années d'après-guerre (14/18) sont surtout celles de la lutte contre le bolchevisme, car, soit disant en bon marxiste, il reproche à Lénine d'avoir fait une tentative de révolution prolétarienne dans un pays manifestement sous-développé. Il reproche au pouvoir bolchevique d'être une dictature plus blanquiste que marxiste, dont il estime la politique arbitraire et anti-démocratique. Lénine (La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky) et Trotsky (Terrorisme et communisme) défendront leur politique et l'accuseront en retour de reprendre les théories menchéviks qu'il avait lui-même réfutées en 1905. En 1927, il publie son ouvrage majeur Materialistische Geschichtsauffassung (La Conception matérialiste de l'histoire), qui est une défense de la conception marxiste " classique ", c'est-à-dire qui s'est développée après la mort de Marx, mais qui est différente de la pensée de Marx. Il a cependant commencé depuis le Congrès d'Heidelberg (1925) à poser les jalons d'un socialisme réformiste. Si son apport théorique est peu novateur par rapport aux fondateurs du marxisme, il fut durant près de quarante ans le théoricien officiel du plus important parti ouvrier au monde (SPD). Son rayonnement intellectuel s'est étendu à l'ensemble du courant socialiste durant cette période, comme source d'inspiration ou cible de critique : dans Que faire ? Lénine reprend une conception de l'organisation inspirée de Kautsky, mais lui répondra de façon très brutale par la suite (La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky), Dans La Révolution russe, Rosa Luxemburg critique l'attentisme de Kautsky. Conclusion sur ce qu'est le réformisme Le réformisme est une doctrine politique prétendant améliorer les structures existantes : économiques et sociales du capitalisme, par des modifications légales progressives, plutôt que par des actions révolutionnaires. Le socialisme réformiste a été défini par Eduard Bernstein (1850-1932) qui considérait que l'abolition du capitalisme et l'instauration du socialisme se feraient non par la révolution mais par une série de réformes. En 1959, le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) assume sa ligne " réformiste " en rompant avec le marxisme et se ralliant à l'ordo-libéralisme allemand mit en place en Allemagne de l'ouest grâce a l'absence d'Etat (l'Allemagne est divisées en länder ou régions) ce sera la source de l'union européenne telle que nous la connaissons ceci débute lors de son congrès de Bad Godesberg. Actuellement, la plupart de ceux qui se revendiquent du réformisme visent à la prise du pouvoir pacifique et démocratique par la " gauche " et comptent sur la loi pour porter une transformation sociale dans le cadre du capitalisme. Les étapes de la progression du réformisme en France. Le socialisme réformiste a été théorisé par Léon Blum, qui commença à le mettre en œuvre de 1936 à 1938 lorsqu'il fut président du conseil. Les membres de la SFIO se disaient alors " révolutionnaires ". Léon Blum différencie en 1936 " exercice du pouvoir " (suite à une victoire électorale), et " conquête du pouvoir " (pouvant mener au socialisme). Aujourd'hui en France la " gauche réformiste " est incarnée par différents partis comme les Verts, l'aile gauche du Parti socialiste, le Parti de gauche, et dans une grande mesure le Parti communiste français. La majorité du PS évoluant lui encore plus vers la droite sociale libérale Le réformisme dans les syndicats. Par nature les syndicats se comportent dans les actions continues des travailleurs (manuels et intellectuels), de manières réformistes pour défendre le quotidien (les salaires, les conditions de travail, les protections sociales etc.) Il appartient bien aux salariés eux mêmes (y compris dans leurs syndicats) d'exercer leur pression pour les changements radicaux de la société capitaliste en créant les conditions nécessaires pour attaquer le capital sur ses bases (principalement la possession privée des moyens de productions et d'échanges) car sans cette révolution des lois et surtout dans les constitutions, rien ne peut changer durablement. Les pouvoirs acquis par la lutte notamment après la libération sont représentatifs de la situation : pour exemple les nationalisations qui n'ont pas été accompagnées par des droits plus importants dans leur gestion par les CE, a amoindri l'idée de collectivisations de ces industries et d'accaparement de l'outil par ceux qui travaillent. En effet les CE ont un rôle consultatif sans possibilité de veto et sans avoir de droit de regard sur les aspects commerciaux et bancaires de l'entreprise. Pour les entreprises touchant a un service public (France télécom, la poste etc.), aucuns droits formels pour les usagers n'ont été validés, nous sommes très loin d'une démocratie participative. Les capitalistes ont montré depuis très longtemps qu'ils étaient capable de nationaliser (lorsque telle ou telle industrie est en difficulté) mais ensuite ils cherchent à se réapproprier totalement ces nationalisations lorsque ces entreprises redeviennent rentables ; le premier ayant nationalisé des entreprises fut Bismarck. Et nous avons vu ce que deviennent les nationalisations dès le pouvoir de Mitterrand avec l'aval de certains dirigeants (dits) communistes tels Gayssot, alors ministre d'un gouvernement de " gauche " co-responsable de plus de 600 dénationalisations En conclusion : Le but des communistes est le changement de société qui comporte la mise en commun des moyens de productions et d'échanges pour permettre l'émancipation des salariés, pour se diriger vers une société sociale ou socialiste, puis vers une société communiste sans classe antagoniste. Pour cet objectif nous devons avoir une activité qui accompagne les syndicats tout en préconisant les solutions permettant l'abolition de ce capital. Quelques mots de Karl Marx dans une lettre adressée à Joseph Weydemeyer le 5 mars 1852 " Maintenant, en ce qui me concerne, ce n'est pas à moi que revient le mérite d'avoir découvert l'existence des classes dans la société moderne, pas plus que la lutte qu'elles s'y livrent. Des historiens bourgeois avaient exposé bien avant moi l'évolution historique de cette lutte des classes et des économistes bourgeois en avaient décrit l'anatomie économique. Mon originalité a consisté. 1/ A démontrer que l'existence des classes n'est liée qu'a des phases historiques déterminées du développement de la production. 2/ Que la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat. 3/ Que cette dictature, elle-même ne représente qu'une transition vers l'abolition de toutes les classes et vers une société sans classe. Des sots ignorants……qui ne nient pas seulement la lutte des classes mais l'existence même de celles-ci, montrent seulement qu'en dépit de toute leur bave sanglante, de leurs glapissements qui veulent se faire passer pour des déclarations humanistes, qu' ils tiennent les conditions sociales dans lesquelles la bourgeoisie assure sa domination pour résultat ultime, pour le nec plus ultra de l'histoire ; ils prouvent qu'ils ne sont que des valets de la bourgeoisie, servitude d'autant plus répugnante que ces crétins comprennent moins la grandeur et la nécessité passagère de ce régime bourgeois lui-même ". (La numérotation est personnelle). Michel Mélinand (2009) article paru dans la revue de la Gauche Communiste du PCF: “ Approches Marxistes “ -
[Web Creator] [LMSOFT]