Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer
Sed diem nonummy nibh euismod tincidunt
St lacreet dolore magna aliguam
Ut wisis enim ad minim veniam
quis nostrud exerci tution ullam corper suscipit lobortis
nisi ut aliquip ex ea commodo consequat
Español
English
Français
Nederlands
Italiano
Deutsch
Lorem
Ipsum
Dolor
Sit
Amet
[./page_2pag.html]
[./04alhomepag.html]
-
L'unification de la classe ouvrière Tâche centrale du Mouvement Communiste International 1ère Partie : Le Moment Politique L'unification de la classe ouvrière, le passage d'une classe en soi à une classe pour " soi " révolutionnaire, apparaît bien aujourd'hui comme l'échec majeur du Mouvement Communiste International. Le substitutisme (le parti remplaçant la classe) a conduit l'ensemble des organisations vers une incapacité structurelle à saisir cette classe dans sa diversité et ses contradictions. Aucune stratégie concrète n'a été mise en œuvre pour lui donner les moyens de son émancipation. Les partis communistes officiels ne réussissant, au mieux, qu'à représenter les intérêts d'une de ces fractions, le plus souvent l'aristocratie ouvrière. Tout au long de leurs histoires, des scissions de gauche, Gauche Communiste (historique), Communistes Libertaires, certaines sensibilités trotskistes et pendant 30 ans un bon nombre d'organisations maoïstes, ont pu un temps donné, incarner les fractions exclues, ouvriers fraîchement taylorisés, main d'œuvre faiblement qualifiée, ouvrier-paysans, chômeurs et paupérisés. Mais ces fractions, pas plus que les partis communistes officiels, n'ont réussi à construire un programme d'autodépassement des contradictions de cette dernière. L'unification n'a été résolue ni par l'intégration dans l'aristocratie, ni par la paupérisation dans les fractions " exclues ", encore moins par un autodépassement programmatique et tactique de cette situation. L'aristocratie ouvrière, historiquement représentée par la Social -Démocratie a connu des vagues de radicalisation qui l'ont conduit dans des périodes charnières à créer des scissions de gauche et à donner naissance à de nouveaux partis politiques. La guerre de 14-18 constitue l'une de ces périodes. A l'autre bout, les fractions exclues jusqu'en 1914, faisaient plutôt confiance à la mouvance anarchiste et syndicaliste pour les représenter. C'est particulièrement le cas en France en Italie comme en Espagne où le procès d'industrialisation avait pris du retard dans la concentration monopolistique et où un procès de production morcelé, favorisait l'éclatement du salariat autour d'une petite et moyenne industrie peu favorable à la diffusion d'idées révolutionnaires et la construction de partis révolutionnaires de masse. Le Parti Communiste Français pour ce qui le concerne est un produit " type " de ce social-démocratisme de gauche. Toute son histoire est jalonnée de comportements, qui le conduisent pour sa fraction dirigeante, à retourner dans les bras de la social-démocratie, dans les errements de son idéologie, de ses valeurs et de ses déviations. Que ce soit au cours des années 20, avec le retour de nombre de ses élus dans les bras de la vieille S.F.I.O, à la fin des années trente dans les illusions du " planisme " et de la régulation étatique menant certains jusqu'au collaborationnisme, comme Doriot. Enfin au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'intégration des valeurs du capitalisme d'Etat et des nationalisations alors que jusque là elles étaient portées par la social - démocratie, le mouvement communiste y opposant le collectivisme (voir le livre d'André Marty : " L'Affaire Marty " 1955) Dans les causes " ontologiques " de la dérive du parti français, nous ne pouvons que rappeler que l'un des drames " historiques " du P.C.F, est que le principal leader de la social-démocratie française a été assassiné pour son pacifisme. Ceci a conduit à geler toute possibilité de bilan politique de ses présupposés théoriques. Jean-Jaurès s'est trouvé dédouané de son bilan réel comme membre éminent de la social-démocratie européenne, alors que les Kautsky, Bernstein, Wandervelle, Turati etc. n'échappaient pas eux, au jugement sans complaisance des principaux théoriciens communistes (Lénine, Rosa Luxemburg, Gramsci etc.). Constatons enfin, que pour notre plus grand malheur, nous n'avons eu dans la formation sociale française, ni période historique, ni grand théoricien ou praticien révolutionnaires, ni dans la zone francophone en générale, pour porter sur les fonds baptismaux la naissance du nouveau parti. Les tendances de droites du P.C.F ont donc pu bénéficier d'une situation exceptionnelle et d'un "allié " devenu intouchable, pour freiner toute tentative de la gauche du parti de rompre définitivement avec le social-démocratisme. Or ce qui caractérise précisément le jauressisme, c'est qu'il est une forme de social-démocratisme qui porte à un niveau inusité " l'institutionnalisation " du mouvement ouvrier au sein du système capitaliste. Chantre absolu de la délégation de pouvoir, il fait du tribun du peuple, Député, Maire, etc. l'idéal type du militant " ouvrier ". Parler d'ouvrier au reste, n'est pas le terme exact, l'ouvrier n'intéresse pas essentiellement Jaurès, la figure qui l'intéresse c'est celle de la " victime " du " pauvre ", du citoyen de " seconde zone ". En bafouant l'ouvrier, le patron, bafoue un " républicain " comme lui. Lui refusant le statut de " citoyen " qui comme lui, travaille, comme lui, se caractérise par la maîtrise d'un savoir faire méritant " reconnaissance ". Le Grand crédo de Jaurès c'est la figure du citoyen-propriétaire, patriote. Tous propriétaires, que ce soit de sa force de travail ou de son capital, peu importe ; donc tous égaux sous le regard de Marianne. Le combat de sa vie, au sein du mouvement socialiste, sera de se consacrer à l'égalité des chances que la Grande Révolution Française a instituée et dont il s'agit de faire respecter les principes. Par exemple, en luttant pour l'école laïque et républicaine, l'école de Jules Ferry. Il s'agit d'assurer la promotion des fils les plus méritants du monde ouvrier, aux moyens de bourses, d'internats, etc. Utiliser leur capacité " saint-simonienne " en acceptant par exemple la participation à un gouvernement bourgeois, cas Millerand etc. Car comment pourrait-il être bourgeois si de " sincères " représentants du peuple, de sincères socialistes s'y associent ? Etc. etc. Nous ne serions trop recommander la relecture de l'édition spéciale de l'Humanité, consacrée à la confrontation Jaurès-Guèdes, sur la question de la participation à ce fameux gouvernement (Ainsi que le numéro d'Approches Marxistes consacré au même texte, mais avec le jugement des révolutionnaires : Rosa Luxemburg et Lénine.) Guèdes, malgré ce qu'il deviendra, à parfaitement compris les limites du jauressisme, qui est de ne pas saisir le moment où une époque révolutionnaire et les mouvements qui en sont issus, cessent de représenter la phase " propulsive " de l'histoire et risquent à être artificiellement maintenu de se transformer en frein, voir, en élément opposé à la lutte d'émancipation d'une catégorie sociale. Guèdes retrace sa propre histoire et parle à Jaurès de son passé de " Républicain " conséquent, des limites de ce mouvement, de ce qui l'a conduit à passer au socialisme en abandonnant ce point de vue. Jaurès représente à l'opposé précisément une tentative de " figer " ce moment où le républicanisme ne peut plus être justifié s'il n'est étayé de socialisme. Mais comme il est incapable d'adopter le point de vue de la révolution (Qu'il considère comme achevée par la révolution française) il ne peut plus proposer que l'institutionnalisation du mouvement ouvrier et la sanctification des conquêtes ouvrières ramenées à leur dimension " démocratique " par l'électoralisme. Pour les jauressistes, l'appareil d'Etat se conquière démocratiquement, car la classe ouvrière est " légitimiste " elle est l'expression la plus conséquente et la plus nombreuse du républicanisme social, c'est-elle qui constitue le gros du bataillon du " travail " alors que par la société par actions, le capitaliste, lui se voit projeter en situation d'un bourbon " rentier ". Dès lors l'Appareil d'Etat n'a plus besoin d'être bouleverser de fond en comble, mais seulement d'être aménagé aux marges pour le rendre plus " social ". Lénine et Trotski l'ont fort bien dit, Jaurès n'est pas marxiste. Son républicanisme électoraliste " trahit " la Commune de Paris en trahissant les conséquences extrêmement fortes que Marx tire de son échec. La rectification de 1872 du Manifeste Communiste qui se conclut par un appel à la Dictature du Prolétariat, seule point de vue juste pour se substituer à tout système politique bourgeois, y affirme : Que même avec des ministres socialistes (voir aujourd'hui communistes), l'Etat en système capitaliste ne peut être qu'une dictature au profit de la classe dominante. Le point de vue de Jaurès représente les intérêts de la petite bourgeoisie radicalisée. Cette dernière ne peut rompre avec les rapports de production capitalistes, car elle est en incapacité de rompre avec l'idéologie de la propriété privée et l'une de ses figures essentielles : la division du travail. La majorité de ses membres résultant de la division travail manuel- travail intellectuel, qu'elle auto-justifie par la figure du grand intellectuel " compagnon de route " du mouvement socialiste produit de l'institutionnalisation du système scolaire laïcisé, favorisé par la méritocratie républicaine de " l'égalité " des chances. Le P.C.F récupérera cette idéologie en en faisant par exemple au moment du Front-Populaire, le ciment de son antifascisme. C'est aussi durant cette période que le P.C.F après avoir connu une chute vertigineuse en passant du communisme " municipale " des années 20 (mis en œuvre par les anciens élus socialistes ralliés au nouveau parti, puis le quittant peu à peu pour rentrer au bercail) au communisme " d'entreprise " mis en œuvre par l'aile zinoviéviste partisane du " classe contre classe " obligeant les militants communistes à se rattacher à la production, et donc à se rapprocher de la fraction la plus radicalisée car la plus exclue de la classe ouvrière, échouera dans l'unique moment historique qui lui était offert d'unifier la classe ouvrière. La fraction déqualifiée, le parti la perdra dès l'immédiat après guerre, pour ne plus représenter que les intérêts de la bureaucratie syndicale et municipale de l'aristocratie ouvrière. Cette aristocratie s'est constituée un " marxisme " sur fond de recyclage de l'idéologie jauressiste en lien avec une lecture du léninisme qui survalorise l'approche intellectuelle du moment politique en faisant de l'approche économiste (l'unification de la classe ouvrière par le procès de travail) un avatar du syndicalisme des premier temps, incapable d'accéder à une conscience politique autre que trade-unioniste. Aujourd'hui cependant la révolution scientifique et technique semble offrir une chance de justifier économiquement ce que la volonté politique de la direction réformiste n'arrivait pas complètement à faire accepter. C'est la révolution " informationnelle " stade suprême de l'automation, que le courant centriste du parti (Marchand, Dimicoli, Boccara) regroupé autour de la revue du parti " Economie et Politique " tente de produire pour justifier économiquement le point de vue de la fusion entre l'aristocratie ouvrière et la petite bourgeoise salariée. L'idéologie scientiste et productiviste en constitue le fond commun à laquelle se rattachent intellectuels-chercheurs-enseignants et membre de l'aristocratie ouvrière. Elle constate aujourd'hui que l'apport de l'impérialisme dans les métropoles capitalistes est d'accélérer la modification sociologique du salariat en diminuant le poids du prolétariat et en l'externalisant vers les P.V.D. Sociologues et économistes du parti mettent bien en avant que dans les formations sociales développées, l'automation contribue par le gonflement du travail complexe à une intellectualisation du procès de travail, qui via son support informatique connaîtrait une homogénéisation qui contribuerait à un rapprochement technique, de la mise en expression de la pensée intellectuelle classique. L'ordinateur est partout, il constitue le moyen de travail commun, et la maîtrise des hardwares et des softwares, le procès de travail commun. Travaillant ainsi à une unification d'un nombre important de catégories sociales qui jusque là, n'avaient que peu de rapports entre elles. Le processus d'automation aurait donc en lui-même des vertus euristiques, d'homogénéisation de ces catégories, même si certains auteurs comme Lojkine et Lucas, ne manquent pas de rappeler qu'il s'agit bien un processus contradictoire qui est à l'œuvre, et que l'automation s'opère sous domination du procès de valorisation capitaliste. Aucun frein politique de la part de la direction du parti ne semble venir compenser les vertus supposées d'un tel processus. Nous assistons aujourd'hui à la mise en " imaginaire " directe par la direction du parti avec la création d'une commission au sein du Conseil National sous la direction de Pierre Laurent d'un L.E.M (Lieu d'Etudes sur le Mouvement " des connaissances et des idées ") qui permet un déferlement sans retenu de l'idéologie réformiste petite bourgeoise, dont le normalien Jaurès constitue l'idéal type. Que le processus d'automation soit aujourd'hui à l'œuvre dans les métropoles impérialistes, nul ne le contestera, mais ce que nous contestons c'est cette façon d'aborder le phénomène sous un angle essentiellement de généralisation mécanique, ne cherchant à y relier de façon dialectique, ni les catégories exploitées qui ne sont pas concernées par un tel phénomène, ni s'il n'y a pas au contraire des catégories que ce processus polariserait à l'autre bout du procès de travail conformément à ce que le capitalisme à toujours produit. De plus, dans l'analyse que Marx produit sur la phase qu'il connaît de bouleversement technologique mais aussi de révolution industrielle, le passage de la manufacture à la fabrique, il n'a jamais conclu qu'à un stade donné de développement technique, les travailleurs étaient moins exploités qu'à un autre, que la solution révolutionnaire en devenait plus évidente par l'existence d'un procès de travail qui contiendrait en lui-même et pour lui-même des vertus révolutionnaires. Chaque fois, après ses descriptions sociologiques des processus de transformation du procès de production, il insiste sur la multiplication des catégories professionnelles, les nouvelles polarités qu'elles créent, les contradictions que cela engendre et la nécessité d'une conscience politique forte qu'elles devront produire pour trouver leur unité, alors que le capitalisme les suscite pour créer au sein de la classe ouvrière, divisions et contradictions. Enfin et surtout, il appelle à une autonomie des travailleurs " L'Emancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes " qui ne place plus en externalité, le procès de connaissance, un travail complexe qui ne résulte pas d'une adaptation à des conditions imposées, mais bien un recours à des conditions choisies de façon à homogénéisées les catégories ouvrières que le procès de travail, soumis au procès de production capitaliste, projette tout au long de son développement. La machine, son pouvoir, ses capacités, doivent être soumis au besoin du travailleur collectif tout autant qu'à sa finalité productive. En acceptant comme un processus inéluctable le procès de travail tel que le capitalisme l'engendre et en ne faisant dépendre le procès de production révolutionnaire que de la nature de la gestion plus ou moins sociale de la valorisation du capital ( Les nouveaux critères de gestion) de l'entreprise, on ne s'autorise qu'une gestion " à la marge " et on laisse en place un procès de travail qui reproduira à nouveau des catégories sociales antagonistes. C'est ce qui est arrivé en Union Soviétique et c'est ce que nous devons éviter. Le lien est dialectique entre procès de travail et procès de production. Vouloir un nouveau procès de production ne peut pas se faire sans un bouleversement complet en retour du procès de travail. C'est ce que le scientisme productiviste stalinien n'a pas compris, c'est ce que la direction réformiste actuelle du P.C.F ne veut pas comprendre, prouvant ainsi que le stalinisme n'est qu'un avatar du social-démocratisme. Pierre Martin (Mai 2009) --
[Web Creator] [LMSOFT]