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Une 5ième Internationale, chiche ! Mais laquelle ? L'idée d'une nouvelle Internationale se fait jour un peu partout dans le monde. Pour nombre de militants révolutionnaires, il apparaît comme plus que temps de travailler à l'union des forces de changement qui luttent sur tous les continents et qui travaillent à frayer la voie d'une nouvelle phase historique de poussée vers " le socialisme ". Nous sommes partisans d'un travail dans ce sens, mais nous estimons de notre devoir d'attirer l'attention des camarades, sur ce qu'une telle attente peut nourrir d'illusions, si des questions préalables ne sont pas débattues. S'agit-il d'accompagner de " gauche " la régression- dilution des espoirs nés des 3ième et 4ième Internationales, s'agit-il d'en revenir à une figure sociale du producteur antérieure à l'avènement de l'impérialisme et du stade monopoliste de production universelle ? C'est une première question. S'agit-il de rassembler tous les débris, des différentes mouvances souhaitant ou prétendant travailler à l'avènement d'une société " post-capitaliste ", sans que ceux-ci soient amenés à entreprendre un travail d'unification " idéologique, pratique, tactique " sur le devenir monde qu'ils entendent promouvoir ? C'est une seconde question. Les empêcheurs de rêver en rond, se posent des questions, pourquoi ? Il peut avoir échappé à nos camarades, que les 3 premières Internationales sont certes les manifestations de la volonté des organisations ouvrières de l'époque de s'unir pour construire un rapport de force à l'échelle internationale, mais qu'elles sont également le reflet d'une situation économique et sociale qui correspondait au stade de développement économique atteint en parallèle durant leur histoire, par le mode de production capitaliste. - La petite entreprise et la conscience d'universalisation des questions humaines et sociales, à résoudre. La 1ère Internationale " L'Internationale sera le 'genre humain' ". - La concentration économique et le début des grands groupes industriels nécessitant partis et syndicats de masses (ce qui correspond en 'miroir' à la standardisation de la production de masses de produits manufacturés) de la 2ième Internationale. - L'Impérialisme stade suprême du capitalisme et le travailleur collectif international (tayloro-fordiste) produit du repartage du monde nécessitant le collectivisme, pour sa fraction la plus avancée, modèle de la 3ième Internationale. La 4ième Internationale (et ses différents comités de reconstruction ou de réorientation) ne porte pas de " valeurs " fortes de ce point de vue. Il ne s'agit que de tentatives de lecture et d'interprétation de ce que la 3ième Internationale aurait dû rester après son 4ième congrès. Ceci, en rapport avec la pensée d'une personnalité historique particulière Trotski. D'où l'existence de 2 grandes tendances qui la traversent : L'une nostalgique des 1ière et 2ième Internationales. Trotski, l'" homme au dessus des fractions " considère, dans son fort intérieur, que la scission du mouvement ouvrier est une tragédie et que si la pensée " socialiste " était restée " révolutionnaire " jamais la scission du mouvement n'aurait eu lieu (en gros le P.O.I actuel et une fraction de la 4ième Internationale qui se retrouve au sein du N.P.A,( pas tout le N.P.A). C'est aussi le point de vue, de la fraction entriste trotskiste au sein du P.C.F " La Riposte " qui est très clairement sur cette ligne, son " Internationale " pratique l'entrisme aussi bien au sein de la social-démocratie qu'au sein des P.C. (P.S.U.V vénézuélien, Travaillistes anglais ou P.C français et PC italien.) L'autre tendance influencée par l'analyse " léniniste " produit du rapprochement dans les années 30 entre trotskistes et membres de la Gauche Communiste (Historique), l'est surtout par la lecture antisocial -démocrate que fait cette Gauche, de la période historique que constitue le bouleversement " moderne " du début du 20ième siècle. Pour elle, cette phase de développement économique n'avait rien à voir avec la situation du producteur d'avant 1914 ; l'ouvrier " prolétarisé " tayloro-fordiste faisant rupture comme figure sociale avec ce qui existait avant . S'il a existé une certaine continuité entre l'histoire des1ère et 2ième Internationale, c'est un gouffre qu’aurait produit la rupture de la grande guerre mondiale (Ce phénomène comme phénomène " vécu " est bien rapporté par la biographie de Max Holtz, Membre du K.P.D puis du K.A.P.D et la figure du " prolétaire" allemand retracée, aux éditions Spartacus). Ni les conditions d'emplois, ni les conditions de production, ni les conditions de conscientisation des travailleurs allemands de l'après 1918 n'avaient pour lui de rapports avec ce qui existait avant 1914. D'où l'apparition du spartakisme et du bolchévisme perçus comme " consciences neuves ". Ces valeurs sont en grande partie partagées par d'autres sensibilités du trotskisme comme les camarades de L.O. ou de la L.T.F. En gros, ils considèrent que les partis socialistes actuels, y compris leurs fractions de gauche, ne sont ni plus ni moins que des partis bourgeois et ceci depuis 18. Parallèlement est entrain de renaître sur fond de nostalgie pour l'ancien bloc du " socialisme réellement existant ", un regroupement de tous les P.C, ou fractions issues des PC, qui considèrent que le socialisme a réellement existé à l'Est et que l'effondrement de ces pays ne provient pas d'une déviation historique profonde, mais uniquement de circonstances défavorables dont ont profité des opportunistes qui se trouvaient au sein des groupes dirigeants C'est la remise en selle du Kominform, pour une renaissance d'un éventuel Kominterm, mais qui aurait la particularité de réécrire l' " histoire " à travers les lunettes du 5ième congrès de l'Internationale Communiste, puisqu'il s'agit n'y plus ni moins, que de refonder des partis communistes " Marxistes-Léninistes ". Existe d'autre part, une myriade d'organisations d'extrême-gauche issues de l'histoire de la Gauche Communiste historique (Bordigistes, Conseillistes etc.,etc.),sans parler des débris du maoïsme ou des PC(ML), mais aussi des communistes libertaires et autres anarchistes qui pour certains d'entre eux se réclament toujours de la 1ère Internationale (A.I.T). Enfin cerise sur le gâteau, se constitue un nouveau rassemblement de P.C ou d'anciens P.C qui considèrent qu'il convient de tourner la page, et qu'il faut refonder une social-démocratie de gauche transnationale. En Europe : le P.G.E, etc. Quelle 5ième Internationale ? Et avec qui ? " Unité Communiste " est pour une nouvelle Internationale, mais elle est aussi pour une clarification idéologique et pas pour l'accentuation d'un confusionnisme propre à un " tous ensemble " émotif. - Oui, le mouvement ouvrier est en crise, mais cette crise n'est pas nouvelle, elle date de dizaines d'années. - Oui, nous constatons que de nombreux salariés et forces progressistes attendent une réponse mondiale à une domination bourgeoise qui elle, l'est déjà. Mais nous ne voulons pas mettre en place des mécanismes d'une unification " a-principielle " qui ne peut conduire qu'à des désillusions encore plus grandes. Le mouvement ouvrier ne s'en remettrait pas ! Aujourd'hui l'absence d'unification nous oblige à rechercher des alliances larges, elle nous pousse, par nécessité, à combattre le sectarisme. Qu'en sera-t-il demain, si toutes ses fractions prétendre détenir et imposer " leur " bon modèle d'unification. Que l'on ne nous réponde pas : " justement, l'intérêt c'est de ne rien imposer du tout ! ". On a vu ce que cette expérience produit en France, en Italie ou en Espagne : " L'A.G permanente " ou les désillusions des " Comités antilibéraux ". Le bordel à l'échelle nationale peut-il se subsumer dans un bordel à l'échelle mondiale ! " Unité Communiste " fait partie d'un regroupement de la Gauche du P.C.F qui s'intitule " Gauche Communiste du P.C.F ", c'est ce rassemblement qui pose la question de l'existence d'une nouvelle internationale, sous la forme d'une 5ième Internationale en France (il existe également un comité extérieur pour une 5ième Internationale émanation d'une tendance trotskiste, mais qui n'a rien à voir, sinon de nous permettre de constater que c'est une exigence qui commence vraiment à prendre forme), enfin des personnalités de la gauche marxiste se sont jointes par le biais d'une pétition à cette idée ( Lancée par des éditeurs, écrivains, scientifiques etc.) . Comme le regroupement G.C du P.C.F est un regroupement large, voulu comme tel depuis le début, pour ne pas produire de positionnement sectaire, nous avons jusqu'à ce jour soigneusement évité d'approfondir entre nous ce débat. Mais les circonstances et surtout l'absence de second souffle qui fait marquer le pas à notre rassemblement nous pousse aujourd'hui à rendre public notre interprétation de la renaissance de l'idéal communiste comme exigence universelle. Unité Communiste considère que l'appellation " Gauche-Communiste " n'est pas anodine, elle est porteuse d'une référence historique qui implique une grille de lecture du M.C.I et de la social-démocratie. Faut-il " refonder " le communisme, ou régresser et disparaître dans le social-démocratisme fût-il un social-démocratisme de " gauche " ? Ces questions justifient notre positionnement théorique et notre sens de lecture de l'actualité du marxisme (développé par exemple dans notre intervention d'Avignon). Nous sommes pour " refonder, reconstruire, rénover, voir faire renaître, etc. etc. " le communisme, mais sûrement pas pour favoriser une remise en selle du social-démocratisme ! Nous considérons que la lutte contre le bureaucratisme inhérent au capitalisme d'Etat propre à toute formation sociale en transition, ne peut être victorieuse, que par une action vigoureuse tendant à renforcer le poids théorique, éthique, matériel, pratique de la classe ouvrière. En mot donner à la classe, le pouvoir réel d'exercer " sa " dictature, son hégémonie. En ce sens, nous considérons que puiser aux références de la Gauche Communiste Conseilliste, et surtout à celle de l'Opposition Ouvrière (Alexandra Kollontaï), se révèlent des approches théorico-pratiques propre à résoudre plus clairement la question de l'avènement du communisme que de tenter de construire un raisonnement sur l'internationalisation abstraite des forces productives, proposée dans le modèle de Trotski, dont peut ou prou s'inspire les tenants d'une 5ième Internationale de " Gauche " qui parce qu'elle se réduit à une simple internationalisation extensive et intensive, de ces forces propres au positionnement " socialiste-communiste " n'induit nullement un changement de nature de celles-ci ,comme nous venons de le rappeler plus haut et nourrit 2, voir 3, grandes tendances contradictoires. L'illusion d'une 5ième Internationale accompagnant de " gauche " une régression salariale vers Un " Tous ensemble : socialo-communiste " se nourrit fondamentalement aux sources du confucianisme d'un certain trotskisme (Voir l'intéressant rapprochement entre les tendances de droite du P.C.F (Marie-Pierre Vieu) et notre ami Christian Piquet dans l'ouvrage écrit à 2 mains " Le trotsko et la Coco" ou encore le pont d'or " organique " qui est fait au camarade Mélanchon (2012), dont on voudra bien se souvenir que son ralliement au P.S est issu de sa lecture " trotskiste " du social-démocratisme. On nous dira qu'il y a pire, certes. Nous ne récusons pas la stratégie de Front avec la " Gauche 'conséquente' ? ", ce sur quoi nous insistons c'est l'absence de programme clair de la mouvance communiste conduisant à penser une stratégie et une tactique pour obtenir les " fins " qu' elle devrait s'être fixées, en clair ce qu'elle entend promouvoir pour aboutir à la société sans classes. Le constat, c'est que la seule stratégie proposée est la dilution de notre organisation dans un parti de " Gauche ", dont nous ne connaissons ni les références et la stratégie, ni les fins (Nous les subodorons, ce qui peut s'apparenter à un procès d'intention, mais vu ce que les " gauches " comme stratégie et résultats produisent au sein du P.G.E, nous craignons le pire). Il ne serait pas honnête de passer le positionnement de la 2ième grande tendance du trotskisme, celle qui essaie de se rattacher au communisme, sous silence. Dans un numéro resté célèbre du journal " Le Communiste " Mathias Corvin et Michèle Mestre, 2 anciens militants trotskistes ultra-entristes au sein du P.C.F déclaraient au moment du 22ième congrès : " Le socialisme c'est la Dictature du Prolétariat ", nous partagions à l'époque totalement cette appréciation, sans pleinement nous rendre compte de la déviation " Etatiste " qu'elle sous-entendait. La défense absolue de " l'Etat " Ouvrier représentée par cette sensibilité du trotskisme, les conduisait à soutenir, par exemple, l'intervention en Tchécoslovaquie. Elle nous masquait à l'époque par la radicalité de l' assertion, le rapport sémantique qu'elle entretien encore avec la déviation social-démocrate. Le concept de " Dictature du Prolétariat " porte sur la figure de droit du salarié " prolétaire ", c'est pourquoi la Dictature du prolétariat s'exerce au moyen de l'Etat. L'Etat garant de la constitution socialiste, des droits socialistes, exerce au moyen de son appareil de coercition : Justice, police, armée, la " légalité " socialiste. C'est d'ailleurs au nom du soutien à cette légalité, que cette mouvance soutenait l'intervention en Tchécoslovaquie. La défense absolue de " l'Etat " Ouvrier les conduisait à avoir une position plus prosoviétique, que les soviétiques eux-mêmes. Ceci sans comprendre que si c'est l'Etat qui exerce au nom du travailleur cette hégémonie, son extinction, revendiquée comme-telle par la doctrine communiste, devient irréalisable. La société en est réduite à rester éternellement au stade de " l'Etat " Ouvrier. Mathias et Michèle, au nom de leur " campisme " (" Deux camps, deux classes, qui choisit son camp, choisit sa classe " comme aimaient à le chanter nos camarades maoïstes) en éternisant l'Etat, éternisaient la reproduction d'une couche improductive support de la bureaucratie, de la perpétuation de ce stade particulier dans le développement du capitalisme qu'est le " Capitalisme d'Etat ", phase que la révolution prolétarienne ne peut sauter dans sa route vers le communisme. L'assertion qui nous paraît aujourd'hui être mieux fondée est en réalité : " Le socialisme c'est la Dictature du Prolétariat ", mais instaurer la société sans classe et sans Etat : le communisme, nécessite aujourd'hui d'affirmer : " Le Communisme c'est l'hégémonie de la Classe Ouvrière ". Autrement dit, seule l'universalisation du statut d'actif productif (i.e: d'actif productif de surtravail) peut conduire à la disparition des inactifs " profiteurs " que le capitalisme génère, tant dans la société civile (bourgeoise-capitaliste), que dans l'entretien et la reproduction de l'appareil d'Etat (bureaucratie bourgeoise). Nous avons déploré le départ du petit groupe de camarades trotskistes au sein de la Gauche Communiste du P.C.F, proche de cette sensibilité, qui par ailleurs se revendiquaient du communisme par les syndicats de Monatte et Rosmer " La Révolution Prolétarienne ".Ils ont cédé aux sirènes et aux illusions portées par le possible rapprochement L.O-L.C.R (devenu N.P.A) des années 90-2000, pour fonder un parti de " tous " les trotskistes. Chimère illusoire, qui ne tient pas compte des contradictions réelles contenues dans la pensée du " prophète désarmé " (l'essence du trotskisme étant de vouloir échapper à la contradiction socialisme-communisme, il produit un modèle où tantôt il court d'un côté, tantôt il court de l'autre. Ce que concrétise très bien à l'échelle internationale la T.M.I de nos camarades de " La Riposte " puisqu'il n'y a pour eux aucune contradiction à appartenir à la fois à la social-démocratie et aux partis communistes. ) Ceci aboutit aujourd'hui, à produire au moins 3 grandes sensibilités contradictoires toutes issues d'une parole supposée "unifiante" : - Le socialisme comme produit du républicanisme social conséquent (Le P.O.I) -Le socialisme comme résultat de la socialisation objective des forces productives salariales au sein des entreprises (L.O) - Le socialisme comme " mouvementisme " d'un salariat en perpétuelle radicalisation sous le joug du capital : (le N.P.A). On le sait, la 5ième Internationale du camarade Chavez est conceptuellement sous influence trotskiste. Ou plus exactement d'un certain trotskisme. L'idée d'une " 5ième " satisfait tous les comités de continuation, de reconstruction, de perpétuation etc. de la 4ième qui constatent que la crise permanente du trotskisme ne débouche pas sur la victoire de leur sensibilité. Aura-t-on cependant un meilleur résultat, en se lançant sans retenue dans un " tous ensemble " sans autre identificateur qu'un " anticapitalisme " surtout si celui-ci à pour seul objectif d'absorber les antilibéraux. Les communistes antistaliniens, ne barrent pas d'un trait de plume la recherche d'une rupture conséquente sur le continent sud-américain. Mais comme le P.C.Vénézuélien, ils mettent en garde contre un rapprochement précipité source d'un confucianisme déstabilisateur chez tous ceux qui luttent pour le " socialisme ". Parce que le socialisme présente le travers de pouvoir être conçu soit comme un objectif en soi, soit au contraire d'apparaître comme une phase de transition vers le communisme. Le P.S.U.V tend vers la première assertion, tandis qu'en refusant la fusion forcée avec lui, le P.C.V maintien la seconde hypothèse. Les partisans de l'Internationale " socialiste " fût-elle de " gauche " présentent le douloureux inconvénient de demander soit le "tout " tout de suite, ou au contraire de ne penser qu'en termes de réformes sans rupture. Les communistes conséquents doivent-ils accompagner cette conflictualité en se laissant absorber par elle ? En marquant leur différence, les communistes sont souvent apparus comme " sectaires" ( voir tout le débat sur le mouvement communiste et son prétendu sectarisme vis avis des " socialistes " cas historique de l'Allemagne et de la montée du nazisme (K.P.D contre S.P.D) ou au contraire empêcheurs de tourner en rond, de ceux qui voulaient aller " plus loin, plus vite " immédiatement (P.O.U.M contre P.C.E). Refusant une grève générale des villes au profit d'une stratégie militaire des campagnes (révolution chinoise et vietnamienne) en un mot tout ce qui constitue le pont aux ânes de l'historiographie anticommuniste trotskiste. Il est vrai qu'un mouvement socialisant peut trouver la voie du communisme, cas de la révolution cubaine. Il est vrai également que nombre de partis communistes réduits à l'état de groupuscules ne peuvent survivre dans les sociétés antidémocratiques qu'au sein de partis larges, pourquoi pas des partis socialistes " révolutionnaires ". Il est surtout parfaitement vrai que la majorité des P.C sont nés de la social-démocratie, rien ne devrait donc empêcher " d'espérer "qu'une nouvelle vague de radicalisation après fusion-" confusion ? " de ces formations ne produise les mêmes effets. C'est au fond, le sous-entendu de tout le positionnement trotskiste, s'il y a reflux, concentrons les forces pour la nouvelle vague. Sauf que la radicalité d'un tel regroupement, ne saurait redresser la confusion de la représentation historique que se fait Trotski du moteur de la route vers le socialisme. Sans parler du communisme qui chez lui est encore moins claire. Certes, certes, il y a " la révolution permanente " qui n'oublie pas l'hégémonie ouvrière. Mais quelle révolution et quelle " hégémonie " ? On voit bien ce qui lie " l'abolition de l'état de chose existant " de Marie-Pierre Vieu à une certaine lecture de " droite " du concept de " Révolution Permanente " de ce cher Christian ( pour autant qu'il en soit encore partisan), toute avancée progressiste c'est déjà du socialisme ! Nous, cela ne nous satisfait pas du tout. Le Parti de Gauche + La gauche Unitaire+ Le P.G.E cela fait sans doute passer le P.C.F à la casserole, au chaudron magique de la " vraie Gauche ", mais cela ne nous donne pas les clefs du danger de dégénérescence de droite de l'expérience socialiste, pas plus que les mécanismes concrets de la mise en œuvre de la disparition des classes et de l'Etat. Tant que la voie du communisme ne sera pas mise en œuvre à l'échelle internationale pratiquer la confusion programmatique et organisationnelle entre socialistes conséquents et communistes ne peut conduire qu'à une crise encore plus forte du mouvement ouvrier. Maintenir des partis communistes indépendants, c'est maintenir la possibilité d'apparition d'une sortie de crise du stalinisme et d'un retour idéologique au positionnement juste dans la résolution des contradictions. A la condition que le rassemblement des forces communistes ne soit pas une ligne Maginot fruit d'un Mur imaginaire derrière lequel les nostalgiques du socialisme " ayant réellement existé " pratiqueraient un internationalisme de grand " Messe " au profit d'un passé glorieux injustement sous-estimé. Réhabilité le Marxisme- Léninisme revient à vouloir lire l'histoire actuelle avec les lunettes d'une phase particulière du M.C.I. C'est " geler " toute possibilité d'analyse théorique des " principes " du communisme au nom d'un historicisme circonstancié réduisant la restauration du capitalisme privé dans les formations sociales de l'Est, à de l'évènementiel ( en gros, cela a eu lieu parce qu'il y a avait ces " hommes "là dans ces " circonstances " là, sinon tout aurait continué pour le mieux dans le meilleur des mondes !). Alors oui à une 5ième Internationale, mais clairement une Internationale Communiste Révolutionnaire, antidogmatique, antistalinienne, autrement dit " post -trotskiste " (et pas anti-trotskiste, car si nous ne sommes pas trotskiste, on ne peut mettre sur le même pied un révolutionnaire social-démocrate de gauche et l'assassin destructeur du premier parti communiste de l'URSS, le liquidateur des bolchéviks historiques, le déporteur de millions de travailleurs, l'homme des procès truqués et du stagnationisme étatiste) Dès lors, oui aux alliances, à partir du moment où le M.C.I régénéré saura : Où il va, pourquoi il va, comment il y va ! Pierre martin (Mars 2010) -
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