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Le Capitalisme, cette machine infernale que l'on doit briser Apparu pendant la féodalité, le capitalisme qui ne fut pas le fruit d'une théorisation particulière, a été généré par la volonté des bourgeois et particulièrement des marchands, assistés par les banquiers dans l'Europe de l'ouest, puis par une poussée de la modernisation rendue nécessaire par l'agonie prévisible du système du servage. Il s'agit d'une évolution lente d'une société qui mute. La bourgeoisie d'alors (13°-14° siècles), était composée par les habitants des communes, (marchands, artisans, colporteurs) etc. qui étaient affranchis des corvées imposées par les seigneurs. Il régnait a cette époque une très grande pauvreté dans une population essentiellement agraire, cette pauvreté qui avait été aggravée par les guerres seigneuriales ainsi que la très longue guerre de 100 ans, et enfin par les épidémies (pestes). Les banquiers désiraient multiplier leurs gains, et aussi regagner les fortunes perdues par les dettes impayées par les seigneurs, la noblesse et le clergé. Il fallait, pour y parvenir, transformer les modes d'accaparement des profits et les étendre sur toutes choses pouvant être monnayées. Il devenait également nécessaire de transformer les méthodes de circulations des marchandises pour faciliter leur accès sur l'ensemble des territoires, (notamment les octrois étaient des freins à abattre ainsi que bien d'autres taxes). Il s'agit de la naissance d'un capitalisme mercantile qui cherche sa voie vers une économie nouvelle sans pour autant avoir été théorisée à priori. L'artisanat se développant à ce moment il devient possible, par des regroupements dans des structures d'accueil communes (les ateliers nationaux, apparus des le 13° Siècle en Angleterre), d'augmenter la productivité en sectorisant la production.et par ce moyen de parvenir à augmenter la plus value tirée sur le travail afin d'en accaparer les fruits. A noter que c'est à cette période qu'apparaît la division sociale dans la production Les thèses sur le capitalisme ont été développées a posteriori au gré de l'évolution du système, et se résument à des principes de base tels la loi générale sur les droits inaliénables de la propriété privée (toujours inscrite dans nos constitutions). Le capitalisme s'adapte en fonction des progrès scientifiques et technologiques qui sont exploités lorsque cela peut rapporter gros), Egalement, cette adaptation s'exerce selon les circonstances dans des phases particulières de développements ou de crises. - Il est possible de Lire, pour compléments d'informations sur cette période de l'histoire, les œuvres de: La propriété privée des moyens de production et d'échange, est l'idéal bourgeois qui fait fonctionner ce système économique. Le reste n'en est que l'accompagnement pour rendre le système pérenne et si possible indomptable. Les moyens utilisés sont : l'idéologie dominante qui vulgarise au maximum ce "sacro saint capitalisme" et ses bienfaits. Cette idéologie bourgeoise est secondée par les courants qui traversent les économistes qui tentent de parvenir à la " valeur d'échange " et qui oublient implicitement que la base de la production capitaliste est le capital (ce n'est pas en priorité la marchandise). Le capital est l'unique force économique dans les rapports bourgeois ! Cette idéologie est aidée par différents outils : Les religions, l'enseignement, les travaux de beaucoup de philosophes, également par le matraquage médiatique etc. Ce sont par ces moyens que le capitalisme accompagne notre vie de tous les jours et nous imprègne de ses principes nocifs que sont " l'argent facile, la surconsommation, le gâchis, l'intolérance, l'égoïsme” etc Le capitalisme par les moyens étatiques de l'armée et de la police, exerce, et si besoins met en œuvre les pressions physiques sur les populations (répression). Parmi les premiers théoriciens du capitalisme notons Adam Smith et David Ricardo, tous les deux sont les promoteurs de la théorisation des rapports capitalistes (fin du 18° et début du 19° siècle) A. Smith a écrit entre autre " la recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations (1776)" D.Ricardo (1772/1823) est le théoricien de l'étalon "OR" pour l'évaluation des monnaies ; de la théorie de la valeur ; de la théorie de la rente ; des principes de l'économie politique et de l'impôt etc. A ce moment l'économie monétaire prend définitivement le dessus sur l'économie féodale Marx aura souvent recours et critiquera les théories de Ricardo ce qui le conduira vers la définition de la lutte des classes et les caractéristiques des profits capitalistes par l'exploitation de la force de travail. Le matérialisme historique met à jour cette exploitation sur laquelle repose le capitalisme et démasque sa forme de contradiction au sein de la réalité sociale, il montre également comment en se développant, la lutte de classe doit parvenir a la disparition du système capitaliste. Système infernal parce qu'il s'adapte aux situations qui lui sont imposées Pour exemples : La possibilité d'exploitation les pays du sud par le colonialisme (masquant cette exploitation par le racisme) amène une modification en post colonialisme dés que devient impossible la première forme d'exploitation (par la lutte des peuples pour leurs émancipations). Egalement pour ce qui concerne les crises économiques que le capitalisme traverse, en effet toutes les crises du capitalisme doivent être regardées telles qu'elles se révèlent en réalité, c'est-à-dire des à-coups permettant de faire le nettoyage de ce qui se révèle nocif pour le système lui-même. Par exemple les "bulles " financières récentes, les entreprises non rentables (pour ce capital) la surproduction etc. Ces crises sont parfois systémiques mais seulement en ce qui concerne le fonctionnement d'une partie du capitalisme, il peut être alors question d'une crise bancaire, d'une crise de surproductions ou une crise de domination d'Etats contre d'autres Etats dans le but d'une mainmise sur des marchés ou des réserves naturelles. Des solutions sont alors trouvées pour résoudre les problèmes posés, par exemple les aides des Etats, voir l'étatisation d'un ou plusieurs pans d'économie menacés, ou bien encore par des conflits armés etc. Toutes ces conditions se présentent aujourd'hui à nos yeux, " Les guerres de domination sur l'énergie, les prêts de centaines de milliards d'Euros ou de dollars aux banques et aux gros industriels, les déplacements d'industries pour la recherche de mains d'œuvre à bon marché, en sont les images les plus marquantes " Nous connaissons le facteur aggravant de la crise actuelle, qui se trouve être la suprématie du dollar et des USA (centre du capitalisme), cette monnaie de référence mondiale, son utilisation et l'obligation pour les Etats capitalistes de moindre importance, à subventionner les Etats-Unis devenus le centre et le gendarme du capitalisme mondial. Cette suprématie a été concertée à la fin de la guerre de 14/18, c'est à ce moment que le dollar est devenu la monnaie pilote, et l'ensemble des pays capitalistes financent les déficits du trésor américain par le jeu des achats de bons d'emprunts d'Etat des USA, a courts, moyens, ou longs termes. Il semble que ce système " dollar " soit, dans ce moment remis en question. Notamment lors du dernier " G20 " de juin 2009 sur proposition Chinoise, (proposition de création d'une nouvelle monnaie internationale en dehors des Etats), cette idée a reçu un accord tacite de l'ensemble des Etats présents (à l'exception du royaume unis et des USA bien entendu). Ce système économique est arrivé à son étape mondialisée il est d'une part plus puissant que jamais, mais également plus fragilisé par son gigantisme. Il est également fragilisé par la raréfaction de certains produits naturels tels le pétrole ou certains minerais Cette situation particulière est à étudier avec précision car elle peut être porteuse d'une possible émancipation pour les peuples, comme à contrario être porteuse de conflits majeurs mettant en danger l'avenir même de l'humanité (les armements existants permettent ce chaos, cette apocalypse) Cette évolution capitaliste des sociétés a engendré différents aspects. -En priorité le développement de classes sociales antagonistes essentiellement entre le travail salarié et les capitalistes au pouvoir par le biais de bourgeoisies serviles -Avec la recherche du profit maximum, qui est l'objectif permanent du capital, la prolétarisation à outrance du secteur agricole avec son cortège de cessassions d'activité des petites exploitations ou du maintien de cette activité au prix de subventions laissant le paysan à un niveau de rémunération dépendant du bon vouloir des technocrates. -Egalement avec les colonisations et les décolonisations (apparentent). Les efforts de reconquêtes d'autonomies réelles des peuples pour leur indépendance sont dans cette période, d'actualité. C'est le cas par exemple en Amérique du sud avec l'émergence de Cuba, du Venezuela etc. (pacte économique du sud Amérique, indépendant des USA). -Enfin chacune de ses grandes périodes de crises et de sa recherche d'expansion, ont donné lieu a des conflits armés (les deux dernières guerres mondiales ont couté plusieurs dizaines de millions de morts sur la planète), aujourd'hui la tuerie continue avec les guerres régionales au moyen orient pour la mainmise sur le pétrole etc. Le capitalisme et son ennemi naturel = La classe ouvrière Toute production humaine dégage et doit dégager un surproduit, toute la question est de savoir ce que devient ce surproduit ? Dans une société capitaliste le surproduit est orienté au maximum vers les secteurs d'accumulation, peu de ce surproduit est utilisé pour le bien collectif (l'enseignement, la sécurité sociale, les retraites) etc. Lorsque les travailleurs se battent pour obtenir de meilleures conditions de vie, c'est donc la part qui devrait se diriger vers le capital qui diminue. En conséquence chaque fois où les salariés sont démobilisés les capitalistes par l'intermédiaire des élus à leur solde et bien entendu par le patronat, tentent de reprendre tout ou partie de ce qu'ils ont été obligé de lâcher précédemment. Nous voyons bien depuis particulièrement l'arrivée au pouvoir de Sarko et de sa clique que la bourgeoisie capitaliste se déchaine et emploie tous les moyens pour reprendre les conquêtes sociales des décennies précédentes Le matraquage médiatique est à un maximum connu, tout est bon en partant du " mur " ou poursuivi par tel ou tel événement soigneusement arrangé. Ensuite on laisse pourrir des conflits sociaux, pour dresser les salariés entre eux. Le pouvoir attaque toutes les conquêtes presqu'en même temps ce qui amène obligatoirement un certain nombre de reculs sociaux. L'ensemble de ces reculs est accompagné par l'attitude désastreuse des syndicats qui cherchent les compromis sans actions préalables d'envergure ! Attitude coupable également : des partis (dits de gauche) et du PCF qui vire à grande allure vers le réformisme qui n'est qu'un 'instrument de trahison de classe (entendre un dirigeant national tel P.Bessac affirmer haut et fort son attachement au réformisme est révélateur ; au même titre que l'ancien ministre Gayssot qui après avoir privatisé Aérospatiale et bien d'autres entreprises se retrouve appuyant une liste régionale avec son copain Frêche et des socialistes, contre son propre parti). Position identique du grand destructeur du parti qu'a été R. Hue virant sa cuti vers une formation politique réformiste (progressiste) et qui parade a coté des socialistes lors de la présentation de leur liste électorale pour les " régionales " Coupable (ou partageant les mêmes objectifs) la direction nationale du PCF, en tolérant dans ses rangs de tels individus. Coupable cette direction qui ne songe qu'aux élections successives, et à la conservation des places dans les différents exécutifs (dans le jargon populaire ils vont à la gamelle) ! Coupables ces directions successives qui oublient honteusement la lutte de classe et laissent le monde salarié sans objectif de lutte contre le mal réel que représentent le capitalisme et la nécessité de s'en débarrasser ; qui doit déboucher sur une programmatique résolument révolutionnaire (sans pour autant l'action d'un seul grand soir) Coupables nos économistes de salons petits bourgeois dont la préoccupation est d'aménager le capital par des petites mesures sociétales . Le capital ne s'aménage pas il se combat sur le fond et par ce combat il doit disparaître Le Réformisme cette plaie du monde ouvrier. Les conditions d'avènement de la république après la révolution de 1789 laissent des traces dans nos comportements. En effet cette révolution bourgeoise qui met en place les moyens de l'exercice du pouvoir capitaliste, annonce au monde entier la déclaration des droits de l'homme qui affirme l'égalité, la liberté, la fraternité. Où se trouve l'égalité ? Entre un salarié smicard avec un emploi précaire et les gros actionnaires profitant de leurs parachutes dorés ? Où se trouve-t-elle entre le sans logis et le milliardaire de l'Elysée ? Quelle fraternité ? Entre les tenants des pouvoirs économiques et politiques avec le citoyen habitant son HLM dans son quartier marginalisé, gagné par la peste du communautarisme Quelle liberté ? Pour le travailleur qui perd son emploi par la délocalisation de son entreprise organisée par les patrons voyous ; et qui de plus se voit contraint par la police à évacuer son lieu et son outil de travail ? (Cet outil qui a été financé avec sa sueur) ! Et dans le passé, quelles libertés égalités fraternités pour les ouvriers et artisans de 1848, 1871 qui ont rêvé d'un monde meilleur et se sont vus massacrés ? C'est en 1848 lors de cette révolution française, (si peu enseignée dans nos établissements scolaires), que se montre la nocivité du réformisme. En effet à cette époque les élus de la nation le sont à l'aide du suffrage censitaire ! La révolution de février aboutit au renversement de la monarchie de Louis Philippe, et pour la première fois dans notre histoire l'assemblée constituante de la 2° République est élue au suffrage universel (mais les femmes sont encore exclues de la vie politique), il faudra attendre 1946 ! Le prolétariat de cette époque pensant qu'il est possible de changer l'ordre des choses par la voie élective dépose les armes et dès les journées de juillet ce prolétariat sera massacré ! Karl Marx dans son analyse sur cette période écrira : " que la plus petite amélioration des conditions de vie reste une utopie au sein de la république bourgeoise, utopie qui se change en crime dès qu'elle veut se réaliser ". Par la suite en 1869, analysant un conflit entre capitalistes et ouvriers pour des augmentations de salaires, Marx définira clairement les limites du réformisme : " Si la classe ouvrière lâchait pieds dans son conflit quotidien avec le capital, elle se priverait certainement elle-même de la possibilité d'entreprendre tel ou tel mouvement de plus grande ampleur. En même temps et en dehors de l'asservissement général qu'implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s'exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne. Ils ne doivent pas oublier qu'ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets ". Combien d'exemples de cette nature faut-il rappeler pour voir enfin disparaître les utopies engendrées par le réformisme ? Faut-il rappeler les conquêtes de 1945/47 mises en places à l'aide des ministres communistes, certes, mais appuyées par les travailleurs parfois en armes et fort de 6,5 Millions d'électeurs. Qu'est devenue la sécurité sociale financée à parité par les salariés et le patronat ? Que sont devenues les nationalisations garantes alors de notre redressement économique et de notre indépendance nationale ? Que deviennent les conventions collectives, les comités d'entreprises (réduits très vite à un rôle d'assistance sociale) ? Que devient l'égalité devant la maladie ? Avec la privatisation en cours des services hospitaliers. Que devient la laïcité de l'Ecole accessible à tous ? Alors que les subsides de plus en plus importants sont distribués aux écoles confessionnelles. Que va devenir l'égalité entre les régions avec des services publiques privatisés tels les transports ou la poste ? En quoi le réformisme a-t-il pu assurer des changements durables pour les travailleurs? Un seul objectif final : Le renversement de l'ordre capitaliste -Stop au pourrissement de la nature occasionné par le développement anarchique des sociétés, par la fabrication et la vente de produits en surnombres, par les transports polluants de marchandises dans le but d'un commerce mondial prédateur sur les pays du sud au profit de notre petit confort bourgeois -Stop aux coûts exorbitants des habitations, objets des spéculations et des amortissements bancaires trop onéreux, qui sont calculés sur des périodes trop courtes. -Stop à ces sociétés privées soit disant HLM qui spolient les précaires, les chômeurs, les petits salariés. -Oui a un véritable service du logement social nationalisé et accompagné par les contres pouvoirs des usagers. -Stop aux lois liberticides fascisantes des " Hortefeu, Besson et consort " -Stop aux communautarismes religieux encouragés par l'Etat et permettant aux français de se dresser les uns contre les autres (pendant ce temps nos gouvernants brisent les avancées sociales pour le plus grand profit du capital) -Stop à ces médias subordonnés au capital , qui ne diffusent que des informations à sens unique. -Stop à tout ce qui fait reculer la société vers l'âge des cavernes ! -OUI, reconstruisons la société sans le capitalisme prédateur et destructeur. Oui il y a urgence ! -OUI, nationalisons les grosses entreprises et les banques mais partout mettons en place les comités d'entreprises qui doivent exercer des droits nouveaux sur les gestions, les orientations commerciales et sur les choix dans les directions d'établissements ainsi que des mesures tendant à faire disparaître la division sociale et technique du travail -OUI au renouveau des services publics, poste, transports, énergies, eaux, logement. Ainsi que la mise en place partout de contres pouvoirs de controles par les usagers Redonnons l'espoir a notre peuple Oui à la liberté à la fraternité à l'égalité réelle entre tous les hommes et les femmes (citoyennes et citoyens de France et du monde) Oui au socialisme ouvrant la marche de l'humanité vers une société communiste. Michel Mélinand. (Janv. 2010) -
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